Il y a cinq ans, j’ai publié mon premier roman « L’avocate qui rêvait de justice ». Dieu qu’il s’en est passé des choses à partir de cet exigeant projet. J’avais le goût d’en faire la récolte avec vous.    

Tout d’abord, j’ai beaucoup appris sur le processus de création et d’écriture. Je ne suis pas devenue Victor Hugo, mais j’ai développé un style original, précis et direct. Puis, j’ai découvert à quel point un rêve ou un espoir peut ancrer de la détermination dans un être, et que moi-même j’en étais capable. Ce roman, je l’ai écrit à temps partiel et je ne l’ai jamais abandonné, je l’ai même réécrit quatre fois. Son contenu représente ma propre quête de justice, et tout ce qu’il contient répondait à mes interrogations. Mes connaissances se sont élargies.

J’ai aussi découvert le monde de l’édition et ses exigences et contraintes. J’ai vite compris qu’il n’allait pas me propulser en une auteure « reconnue internationalement ». Pas que ce roman ne le mérite pas, simplement qu’il est d’une nature philosophique, intellectuelle et même spirituelle et qu’il se classe mal dans le « commercial ». Pas grave, j’allais autopublier ce livre et leur montrer! Puis, à un certain moment, mes peurs m’ont rattrapée, car il n’est pas évident de sortir du placard. Mais je les ai tenues à distance : il n’était pas question de tout abandonner après dix ans d’efforts. Puis un jour, je me suis mise à recevoir de merveilleux témoignages, certains pouvaient m’émouvoir aux larmes. Tout prenait sens. Je sais que cette lecture procure du bien autour de moi puisqu’elle donne un sens au mot « justice ». Ce roman d’inspiration m’a aussi apporté de la crédibilité.

Ce printemps, je devrai entreposer à un autre endroit mes 320 exemplaires invendus. Évidemment, j’aurais souhaité en vendre des centaines de milliers d’exemplaires. Mais qui sait? Un jour, avec de l’aide, cela arrivera peut-être. Une amie m’a dit que les premiers romans de Paulo Coelho ne se sont pas vendus. Alors je rêve encore, l’espoir continu malgré ma déception « commerciale ». 

Il y a 26 ans, j’ai fait une formation en programmation neurolinguistique (PNL), et l’une des présuppositions est que « l’échec n’existe pas, ce n’est qu’un feedback ». Je me souviens, cette idée représentait pour moi une révolution en tant que jeune femme en période de questionnement. Même si j’y croyais à demi, accepter totalement l’idée que je n’avais fait aucune erreur de toute ma vie me soulageait.

« Oui, mais après », me direz-vous. C’est là que l’autre partie de la présupposition, « tout est feedback », prend tout son sens, soit un retour, une réponse, une expérience, un apprentissage. L’enfant qui apprend à marcher, tombe, se relève, puis il reprend de plus belle ses tentatives. Imaginez s’il se disait : « Ah non! Quel échec, je viens de tomber, c’est trop dur, j’abandonne, je suis pourri! » On cite souvent l’exemple d’Edison, l’inventeur de l’ampoule. Son équipe et lui ont appris de leurs milliers d’échecs comment ne pas fabriquer une ampoule.  

Nous avons et nous aurons toujours le CHOIX de voir les erreurs, les revers et les résultats indésirables comme des apprentissages et des expériences. Mon revers commercial m’apporte parfois un sentiment de déception que je ne renforce jamais car, en même temps, j’ai le goût de célébrer tout ce que ce roman m’a apporté. En fait, toutes nos expériences peuvent devenir des célébrations. Imaginez! Je vous invite à expérimenter cette présupposition de la PNL, c’est un beau risque à prendre et qui fait du bien à soi-même.

 

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