Il fait froid. Un homme a sur le dos des lambeaux de vêtements qui cachent son corps amaigri. Chaque instant, la mort le guette, et une odeur immonde envahit ses narines. Ce prisonnier est témoin des pires atrocités dans ce camp de concentration nommé Auschwitz. Il se nomme Victor E. Frankl et, en tant que psychiatre, il jette un regard analytique sur la nature humaine plongée dans le pire des laboratoires. Alors que des milliers de prisonniers se laissent mourir, lui s’accroche à la vie, recherche la beauté d’un coucher de soleil. D’un geste empreint de compassion entre prisonniers, il écrit son ouvrage et donne des conférences. Ce survivant a résumé son expérience dans le livre « Découvrir un sens à sa vie », un classique imprimé en millions d’exemplaires qui a inspiré tout autant de personnes.

L’incroyable et puissante leçon à en retirer est que peu importe les conditions dans lesquelles se retrouve un humain, il lui reste toujours « la dernière des libertés humaines », celle de choisir son attitude et ses pensées face à l’adversité. Par exemple : on peut choisir de mourir dans la dignité, de se sortir d’une enfance traumatisante et de vaincre ses démons. Des témoignages autobiographiques relevés de recherches sur la neuroscience, la psychologie positive et la résilience, aucun doute n’est permis : grâce à un acte conscient et volontaire, on peut devenir le maître de sa vie, même si elle semble nous échapper.

En tant que femme, mère et entrepreneure, j’ai rencontré mon lot d’épreuves et de déceptions. On s’entend, ce sont des « petits riens » comparés à Auschwitz. Parfois, oui, je me suis découragée, mais cela n’a jamais duré longtemps, tout simplement parce qu’avec de la pratique, j’ai appris à déceler rapidement mes pensées de victime. Alors que je les observe, je les accueille et, déjà, elles perdent de leur force! Puis, je choisis d’orienter mon regard, d’utiliser toute ma volonté et, lorsque possible, de passer à l’action. Je suis certaine, chers lecteurs, que plusieurs d’entre vous font de même.

Face aux conflits, je constate régulièrement que les individus se laissent ballotter par leurs émotions et se retrouvent soit victimes, soit bourreau. Un mari dont sa femme l’a quitté lui hurlera sa douleur, un employé congédié maudira son patron, un père déçu des actions de son enfant lui fermera sa porte, un autre plongera dans l’alcool ou la drogue, etc. Les émotions, le stress et les conditionnements mènent le bal, et l’impuissance règne. Que faire? Accepter qu’il y ait des situations qu’on ne peut changer et qu’il soit impossible de changer les autres. Frankl suggère de découvrir un sens à sa vie et aux situations. Cela ne veut pas dire rester les bras croisés, bien au contraire, car toute pensée ou action, même minime, produit nécessairement un effet. Le contraire est impossible.

Le bonheur et la paix d’esprit demandent parfois des efforts : ne vaut-il pas la peine de les faire? Dans mon document gratuit : Comment obtenir la paix à partir d’une seule stratégie de résolution de conflit, je propose quarante stratégies qui permettent de choisir son angle de vision et de faire autrement. Tout ce que je vous souhaite, c’est de trouver cette paix d’esprit.

Bon succès, bonne démarche.