Avant la tuerie de Québec, je suis allée au cinéma avec ma fille et nous avons regardé un film biographique intitulé « Les figures de l’ombre ». J’ai été émue aux larmes à plusieurs reprises. Je vous raconte pourquoi.

 

Le film illustre le cheminement véridique de trois femmes noires à la NASA, au début de la conquête spatiale. Ces femmes douées et brillantes vivent de grandes embûches dans un monde dominé par les hommes où, de plus, la ségrégation raciale règne. Ce qui m’a touché, c’est l’attitude que ces femmes ont choisi d’avoir. Au lieu de se comporter en victimes, elles ont choisi d’adopter les comportements suivants :

–        l’obéissance pacifique à des règles injustes;

–        l’affirmation de leurs émotions, de leurs intérêts et de leurs besoins dans la non-violence;

–        la diplomatie et la patience;

–        la détermination à faire son chemin malgré les obstacles;

–        la confiance en leurs moyens, même si les autres en doutaient;

–        le courage et le désir de se dépasser;

–        l’amour porté à leurs proches.

 

Katherine Goble fut une mathématicienne spécialisée en navigation astronomique et elle a reçu la médaille présidentielle en 2015. Mary Jackson fut la première femme noire ingénieure à la NASA et Dorothy Vaughan se spécialisa en informatique et en programmation. Elle fit fonctionner l’immense ordinateur IBM alors que les employés de cette entreprise n’y parvenaient pas.

 

Ces modèles d’inspiration ont, à leur manière, défendu une cause plus grande qu’elles. Ces femmes n’ont pas baissé les bras, mais se peut-il qu’il soit plus facile de se considérer victime que d’agir dans sa sphère d’influence? Je crois que oui. Il est plus simple de se décourager, de se déresponsabiliser et de chercher des coupables. Cette semaine, à Québec, après cette triste tuerie, j’ai tout entendu et de tous les côtés. Que des mots et des maux…

 

J’ignore comment empêcher la barbarie, je pense même que c’est impossible. Toutefois, on peut, par nos actions, inspirer le meilleur et soulager la douleur. Ces héroïnes confirment que tout commence par l’individu, ce qui n’empêche pas les actions étatiques. Imaginez si demain matin plus de petits gestes d’amour, d’empathie et de respect vis-à-vis des enfants, des aînés, des voisins et vis-à-vis de tous ceux qui n’ont pas la même couleur de peau ou la même religion que nous étaient posés. Imaginez les effets positifs. Ce qui est merveilleux, c’est que chacun de nous peut devenir un agent de paix s’il le souhaite. Oui, cela prend de la détermination et du courage, mais tout est possible à celui qui garde l’espoir. Moi je continue !